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Les nuits folles avec Carole Gauthier

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Raconter la vie de Carole Gauthier, dite « la grande Carole ». serait comme écrire un roman. Toutefois, en compagnie de cette grande séductrice de Sunny Îles, nous allons brasser souvenirs engendrés de son métier de barmaid, ou encore de ses années à la barre du piano-bar « Les vieilles filles », un endroit où ça virait fort en début des années 90. Attachez vos tuques… »

La Montréalaise Carole Gauthier avait travaillé en Californie avant de s’amener en Floride :
« Quand je suis arrivée ici, j’ai trouvé que j’étais pas mal chez nous, avec tous ces gens qui parlaient français. J’ai commencé au Starting Point de Hollywood, puis quand je suis venue voir le show de Johnny Farago au Desert Inn de Sunny Isles (alors Miami Beach North), je me suis dit : wow, ça s’est ma place ! » J’ai fais application, puis j’ai travaillé pendant 12 ans sur la plage. «

»Tout le monde avait du fun »
Voilà comment commence notre entrevue avec la vaporeuse Carole Gauthier, dite « la p’tit Carole », par opposition à sa copine Carole Desroches.
Allons-y maintenant avec un question-réponse en compagnie de cette femme verbo-moteur.

« – Quel genre de travail était-ce… ?
– Bartender, cocktail-waitress. J’ai travaillé avec tous les barmen, les serveuses, les « doormen », les gens du spectacle. Tout le monde avait du fun ! Tout le monde avait de l’argent dans les poches. Une traite n’attendait pas l’autre, pendant les meilleurs années, de 1984 peut-être jusqu’à 95, on va dire. Ça brassait pas mal, tsé…

– On s’amusait sur la plage donc…
– On a dansé ! Tu allais au Château, tu sortais de là pour aller faire un tour au Suez, au Beacharbour, après ça au Golden Nugget… Ou tu allais au Desert Inn voir un show. Tu avais aussi le Dune’s qui avait des spectacles. Tous ces artistes : Farago, Gilda, Béland, Gilles des Classels, Yvan Johannes, Gilles Tibo, Claude Valade, Paolo Noël, Michèle Richard, toute la belle gang qu’on avait, tsé… Ça roulait de nombre jusqu’à avril. Puis il y avait les musiciens : Jimmy Davis, José Martin, Claude Charron… Eh, ce qu’il nous a fait danser ce gars-là. Mon Dieu !

– Tant que ça ?
– J’en ai la chair de poule.
– Claude Charron, celui qui est décédé si jeune… ?
– Ce qu’il était gentil, ce gars-là. C’était un amour de gars. Un amour. Et puis il aimait sa job. Ses breaks ne duraient pas longtemps. Fait que les petites madames dansaient en tabarouette. C’était la place pour danser, le Château. On s’amusait toute la semaine, y compris le lundi. C’était supposé être pour se reposer le lundi, mais pas avec les concours d’amateurs de Jean Denis. Il y avait du monde mur à mur. Tu dois t’en rappeler, toi…
– Oui.
– (Rires) J’ai le goût de rire. C’est encore dans notre cœur, mais il manque du monde, là. Il manque des palmiers sur la beach : beaucoup nous ont quittés…
-Et les barmaids, n’oublions pas les barmaids, vous avez fait rouler les affaires, vous autres également…
– Ah, oui, les barmaids. Carmen (Boivin), c’est toujours notre numéro 1. Puis la p’tite Carole, Colombe, Lise Lapointe, La Puce tsé…On travaillait pour Gino D’Arpino dans ce temps-là.

Son piano-bar
– Des fois c’était à votre compte…
– Oui, en 1990 on est allé voir Frank du Driftwood, Lise Lapointe et moi et on a ouvert notre piano-bar.
– Ça brassait pas mal chez vous, je m’en souviens.
– Oui, oui. On ouvrait à quatre heures de l’après-midi et on fermait à trois, quatre, cinq heures du matin. Mon musicien partait à trois heures, mais moi je servais beaucoup plus tard. C’était devenu l’endroit par excellence. Toutes les barmaids venaient après leur travail et entraînaient leur clientèle avec elle. Les musiciens, les chanteurs, tout le monde se rencontrait là, c’est épouvantable ! Je préparais de petits sandwiches pour tous car je savais bien qu’ils avaient faim…
– De belles années qui ont duré jus qu’à…. ?
– De 1990 à 1996.
– Le bar s’appelait The Pelican mais était aussi reconnu sous le nom Les vieilles filles…
– Ça, c’est Guillaume (Fortin) qui avait commencé ça, dans son pool bar du Desert Inn. Il avait dit un soir : « On va aller chez les vieilles filles, puis c’est resté…

Quand on aime le monde…
– Si je me souviens bien aussi, vous n’étiez pas trop « vieilles filles », vous et Lise Lapointe…
– Ouais… franchement, Lise et moi étions pas mal sexys alors. Maintenant, on a pogné de la bedaine un peu…
– La « grande Carole » était reconnue comme une grande séductrice…
– Bien (petit rire), j’aime le monde. J’aime beaucoup…J’aime le monde et j’aime mon métier. Il y a eu des gens qui ont travaillé pour moi avec le sourire accroché aux oreilles. On riait tout le temps. Travailler ici, en Floride c’est pas travailler fort. Les personnes en vacances sont moins stressées que chez elles, alors on s’amuse…
– Et puis vous avez quitté Sunny Isles…
– Quant ils ont démoli le Driftwood, en 96. C’est la seule raison. Mais tout commençait à baisser.

Ceux qui restent, ceux qui sont partis »
– Qu’est-ce, l’histoire de la petite et de la grande Carole ?
– Carole et petite et moi je suis grande. Mais elle n’aime pas se faire dire qu’elle est petite et moi me faire traiter de grande. Alors nous avons essayé d’inverser cela : que je l’appelle la grande et que je sois la petite…
– Là, vous avez des photos pour nous, vous pouvez nous les identifier ?
– Bien ici, c’est notre petit Bob national Bob Péloquin, un bon client à nous… Puis Jean-Jacques (Cossette), le petit Luc (Boutin)… Ici, Line Robert, une petite mousse et une fille très douce. Mon dieu qu’elle faisait de belles chansons style jazz, blues… Jean Denis, notre Jean Denis d’amour. Il était respectueux pour les femmes… Daniel Hétu et sa femme, des grands amis à moi… Pauline (Grenier) puis Jaques (Carrier)_… Cha Cha (Roger Dulude)… Michel Champagne qui nous a fait danser… Normand Malo : il est décédé, cela a fait de la peine à bien du monde sur la plage… Carole Ménard… Gaston Beaulieu avec Micheline…oh boy toutes ces nuits qu’on a passé à rire ! Il y en a beaucoup qui sont partis. Gino D’Arpino aussi est décédé, Gil Tibo….Ça fait quelque chose, parce qu’on est toujours là, nous autres…

Quelque part, en Floride du sud, Carole Gauthier continue à servir les clients. Barmaid un jour, barmaid…


Carole Gauthier, Carmen Boivin, Nicole Fradette, trois barmaids en or.


Normand Malo et Carole Gauthier


« Chou chou » Bob Péloquin.

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