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Carole, Tex, Roland…

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Un festin aujourd’hui, alors que nous vous entretenons de trois personnes ayant accueilli les touristes québécois à Sunny Isles. Tex nous rappelle les soirées de beuverie, Roland Montreuil les farandoles du Petit Québec. Nous débuterons avec le « plat de résistance » : Carole Desroches, dit « la p’tite Carole », dont le sourire ne se dément pas depuis une trentaine d’années dans bars et restaurants de la région.

Originaire de Ste-Agathe où ses parents tenaient un restaurant, Carole Desroches a toujours œuvré dans le public. En Floride depuis plus de 30 ans, celle qu’on surnomme « la p’tite Carole »- par opposition à « la grande Carole Gauthier (présente un cheminement bien nourri en tant que serveuse et barmaid.

Carole avait 19 ans et parlait très peu l’anglais lorsqu’elle a débuté à la disco « québécoise » du Red Lion.
Par la suite, elle a travaillé au Beacharbour (7 ans), au Hawiian Isle (10 ans), au Tangiers (7 ans), chez Christine Lee (5 ans), elle se trouve présentement au Thunderbird depuis 4 ans.

Se souvenant de son tout premier client du Red Lion, Gilbert Ouellette, Carole enchaîne en nous disant que « ça swinguait » au Lion de Gaston Beaulieu, l’homme qui se déguisait pur passer ses publicités sur la plage.

Du Beacharbour, Carole rappelle les salles le Starflight et Club of Miami, le pianiste et chanteur Yvon Robert, elle se souvient très bien des spectacles de Claude Valade et Michel Louvain, des musiciens Raymond Laroche, Johnny Fradette, Steve Allison et Glen O’Neil, ainsi que de Normand Lachance qui y a présenté une revue musicale.

Du piano-bar l’Outrigger du Hawiian Isle, Carole dit : « J’ai aimé ça travailler là, avec Marc Paul dans ses bonnes années de folie. Il jouait de 5 à 7 heures du soir et revenait à 9 heures. Les gens ne quittaient pas pour avoir une place autour du piano. C’était plein tous les soirs d’hiver. J’y travaillais pour Gino D’Arpino et Marie (Galarneau) : j’ai toujours eu de bons patrons.

Quand le Hawiian Isle a fermé, Carole s’est dirigée vers le Tangiers :
« Cette place, on l’a bâtie, Carmen (Boivin) et moi. Nous avions une belle clientèle québécoise, mais aussi des Américains.

C’est la température qui a attiré Carole Desroches en Floride. Les premiers étés, elle retournait au Québec, dans sa famille. Cependant, elle s’est fait une vie sous le soleil et a été naturalisée américaine :
« Je me sens bien là-dedans, je ne quitterai jamais la Floride…Je vais mourir ici… »

TEX ET CHANSONS À BOIRE
En 1978, Tex se produisit au Sheik’s Tent du Suez, de février à avril. Ce sera la seule fois où il donnera un spectacle à Sunny Isles :
« À cette époque, je prenais un verre pas à peu près… Les Québécois, nous avions cette réputation. Tous les soirs, on se pactait la fraise, on avait du fun.
« Sur la scène, je chantais des tounes de cabaret, des chansons pour des gens qui aimaient prendre un verre (chansons entraînantes, chansons à répondre). J’y allais fort là-dessus.
« C’était plein, les gens attendaient à la porte, La salle comprenait 125 places, il rentrait 200 personnes. Les autres prenaient un verre debout.
« Après le spectacle, on allait dans d’autre cabarets, car beaucoup d’autres artistes se produisaient dans la Collins Avenue. On rentrait aux petites heures du matin… c’était le bon temps de la beach. »

LES FARANDOLES DE MONSIEUR MONTREUIL
Roland Montreuil, surnommé Mister One Man Show parce qu’il fut l’un des premiers à se présenter avec ses pistes sonores, accuse 68 ans de métier… et 73 d’âge. En voilà un qui a brûlé les planches bien jeune.

Premier musicien-chanteur à évoluer au Petit Québec, il fut amené là-bas par Marcel Giguère qui allait l’entendre au Lion d’Or de Montréal.

Roland garde un vif souvenir des soirées du Petit Québec, alors que la clientèle effectuait une farandole dansante, empruntant la sortie du devant, poursuivant dans le trafic de la Collins, pour rentrer par une porte de côté. Vraiment fou.

Par la suite, Roland a passé plusieurs hivers en Floride, descendant avec sa caravane. On l’a entendu au Inner Circle, au bar du Marco Polo où Normand Lachance montait des revues, au pool bar du Beacharbour, terminant ses journées de travail au 12 O’Clock de Hollywood.

Début des années 2000, Roland Montreuil a continué d’avoir du succès au My Pizza de Muriel Lortie.
En 2002, au Fontainbleau, il jouait « Il était une fois dans l’ouest » devant le fils surpris et ému aux larmes de John Wayne.

Roland Montreuil, un gars qui raffole de l’action !


Carole Desroches et unepartie de son fan son fan club : elles la suivent partout où elle travaille. Ici, Suzanne Plante et Francine Deveaux


Comme serveuse ou comme cliente, la p’tite Carole conserve le sourire.


Roland Montreuil au My Pizza.