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Le coeur gros

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Le coeur gros
Les vitrines sont remplies de boîtes de chocolats, de gâteaux en forme de cœur, de cartes rappelant la fabuleuse semaine des amoureux. Partout, on annonce des petits soupers intimes aux chandelles dans les restos, on offre des sous-vêtements sexy et surtout, de couleur rouge, couleur de l’amour. On incite à cuisiner des mets aphrodisiaques et les fleuristes se fendent en quatre pour vous vendre les plus belles fleurs de la terre.

Partout, c’est la folie furieuse. Impossible de passer à côté de la St-Valentin et, même si plus personne n’y croit vraiment et sait fort bien que c’est une fête super commerciale qui n’a aucune valeur réelle, on sourit, embarque dans le jeu. C’est magique.

La moitié du monde vit seul et pourtant, tout est encore axé sur la vie de couple. Les chambres d’hôtel sont toujours en fonction du couple, les rabais de voyage également. Qu’on soit à Québec, Miami, Disneyworld, Londres ou Paris, tout ce que vous voyez est en fonction du couple. Même chose à l’épicerie. Le roastbeaf ou la dinde, c’est toujours trop gros pour une personne seule. Si par malheur vous êtes solo dans la vie, c’est just too bad.

On rentre à la maison avec son petit bonheur avec la ferme intention de faire tous les efforts possibles pour rencontrer la personne qui fera battre notre coeur. Plus rien ne va nous arrêter. C’est notre dernière St-Valentin en solo.

Et, toute la semaine, la larme à l’œil, le cœur gros, l’attitude de je-ne-veux-rien-savoir seront le lot des célibataires qui ne demandent pas mieux que de changer leur statut.

L’amour, c’est comme la loterie. Le bon numéro est toujours dans la mise. S’agit juste de le trouver. En attendant, on continuera d’acquitter toutes les factures seules comme des grandes filles, d’aller manger seul au resto, de s’acheter sa propre boîte de chocolats en cœur et de tout manger en regardant la télé, de porter des sous-vêtements sexy juste pour le plaisir de le faire. Certaines, sans doute pour adoucir la peine, pousssent l’audace à s’envoyer des fleurs

Le mal du sìècle, c’est pas le sida, c’est la solitude. Pesante, heavy, sournoise. Une solitude qui tue.

Showbiz
Impensable de commencer la journée sans lire SHOWBIZ.

Des petites nouvelles juteuses sur le merveilleux monde des artistes et de la télévision. Ne ratez pas ça, c’est pour vous qu’on fait ça tous les jours.



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Michèle Sénécale
Journaliste depuis près de 50 ans, Michèle Sénécal a fait ses classes avec des grands du monde de l’édition de l’époque comme Yves Michaud, Jean-Charles Harvey, Edward Rémy, André Robert. Travaillante acharnée, elle a touché à tout dans le métier. Des affaires sociales au milieu du show-business, elle a toujours roulé sa bosse. Durant son parcours, elle a dirigé des publications chez Québecor, collaboré au Journal de Montréal et compte à son actif, quelque 250 histoires d’amour pour les magazines Québecor de l’époque. En semi retraite, elle rédige la chronique Showbiz dans Planète Québec depuis les débuts du magazine et, avec Yvonne Courage, elle a fondé Destination Soleil, un cyber magazine sur la Floride en novembre1999.