Accueil Le billet de Michèle La reine des espionnes

La reine des espionnes

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Toute sa vie, Rosie O’Donnell a cherché à protéger son intimité, mais depuis quelques mois, les médias ont abondamment parlé de sa vie privée laissant supposer que la mère célibataire de quatre enfants adoptés pouvait être lesbienne.

Rosie n’a jamais rien relevé, jamais alimenté les médias de fracassantes déclarations, jamais rien dit.

Silence total.

Sauf que les fuites venaient de sources solides. Les faits étaient tellement véridiques que seuls des intimes pouvaient connaître les noms ou les moindres détails, les habitudes de vie et les gens qui visitaient Rosie.

Et Rosie s’est mise à soupçonner son personnel. A penser qu’ils pouvaient être des traîtres, des ingrats, des sans cœur ou encore qu’un jour, ils la feraient chanter en menaçant de dévoiler sa vie privée aux médias.

Pour se contenter, elle a fait installer des micros un peu partout dans sa superbe résidence de Star Island dans le sud de la Floride. Chaque mot prononcé par les employés était enregistré à leur insu.

Jusqu’à ce que ses trois gardiens de sécurité découvrent le pot aux roses, tout allait bien au palais. La patronne écoutait ses enregistrements et mine de rien, épiait tout le monde dans leurs moindres paroles, leurs moindres faits et gestes.

Mais voilà, même pour la toute puissante Rosie O’Donnell l’écoute électronique est illégale et les gardiens de sécurité ont décidé de poursuivre O’Donnell. Un patron n’a pas le droit d’espionner ses employés en enregistrant leurs conversations ou en les filmant. Ce serait trop facile pour le boss et trop bête pour l’employé.

L’espionne qui vient du Sud est prise au piège. Les employés jurent qu’ils n’ont jamais rien dit aux médias, qu’ils ont toujours protégé la vie privée de la patronne et respecté les enfants, que les fuites ne viennent pas d’eux. Ils n’auraient jamais poursuivi si Rosie s’était excusée, mais voilà, au lieu de s’excuser, elle s’est mise à crier, à les traiter d’ingrats et à les congédier.

Rosie prétend qu’il est normal pour un boss qui paie bien ses employés, de connaître leurs moindres faits et gestes. Les employés prétendent que c’est leur intimité à eux qui a été violée.

Chris Delia, Steve Rubio et Ted Van Rijan insistent, jamais ils n’auraient trahi la patronne et n’auraient voulu faire mal aux enfants. Ils ajoutent qu’ils étaient les seuls hommes dans la maison, la seule image masculine que les enfants recevaient.

L’histoire est maintenant devant les tribunaux de Miami, au Miami-Dade Circuit Court.

Il paraît que cette méthode d’espionnage est très répandue chez les stars. Les stars tiennent à protéger leur vie privée et, avant d’embaucher du personnel, on leur fait signer un contrat comme quoi l’employé s’engage à ne rien dévoiler, rien écrire, rien dire, rien vendre aux médias.

Mais, il y a toujours des fuites. Les stars le savent. Et ça ne leur donne pas le droit de faire de l’écoute électronique, même dans l’intimité de leur palais.

Ce qui est illégal pour l’employé l’est tout autant pour le boss.

Rosie aura beau se défendre, elle ne l’aura pas facile.

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