Home Le billet de Michèle Et si Bush avait la bonne solution?

Et si Bush avait la bonne solution?

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Je ne veux pas me faire l’avocat du diable, mais avec tout ce qu’on voit, lit et entend, c’est à se demander si George W. Bush n’a pas raison de vouloir en finir au plus vite avec Saddam et de rêver de libérer l’Irak du joug du dictateur afin de donner au peuple, le droit à une saine démocratie.

Saddam est menteur et sournois comme vingt-cinq. Encore la semaine dernière, il déclarait ne pas avoir de missiles et d’armes et voilà que, pour gagner du temps et diviser davantage la communauté internationale, il déclare qu’il va tout détruire mais qu’il a besoin d’aide extérieure. Samedi, il commençait à détruire certaines fusées. Le dernier jour fixé par les inspecteurs.

Il faudrait être bien naïf pour le croire sur parole. Il s’est exécuté pour montrer sa collaboration, mais très timidement. Sommairement, rien pour casser les vitres, rien pous nous convaincre de sa bonne foi.

Une game de poker, rien de plus.

La tendance actuelle est de détester Bush qui d’ailleurs, baisse dans l’estime de la population américaine selon les sondages…mais si jamais il avait raison?

Si c’était vrai que le renversement du régime de Saddam à Bagdad contribuait à pacifier tout le Moyen-Orient et à promouvoir la démocratie dans le monde arabe, tout en inspirant une solution au conflit israélo-palestinienne?

Si jamais la guerre était la clef du bonheur ou celle d’une paix à venir dans le futur?

Bien sûr, derrière les pieuses intentions de Bush il y a le pétrole et beaucoup d’argent. Mais, comme dit mon voisin pro-Bush, quel mal y a-t-il à ce qu’un président tente d’assurer l’avenir de son peuple pour les cent prochaines années?

J’ai beau frémir et me dire contre la guerre, ce genre de discussions réussit à semer des doutes dans mon esprit. On a beau échanger durant des heures, on revient tous les deux à la case départ. Chacun sur ses positions. Lui pour, moi contre. Pour différentes raisons.

La fin ne justifie certes pas les moyens. La déclaration de guerre n’est pas la solution la plus glamour qui soit espérée, mais on n’est pas à l’heure des mondanités ou des jeux et M. Bush sait très bien qu’on ne fait pas une omelette sans casser des œufs.

L’heure est grave et l’enjeu important, sauf qu’en regardant Saddam jouer au Stratego avec l’univers, on en vient à se demander si Bush n’a pas raison. Bush (au nom des Américains) ne doit pas être prêt à débourser quelque 200 milliards juste pour le pouvoir ou le prestige, ou pour vouloir réussir là on un père a échoué. Ça n’a aucun sens, il se ferait tirer avant de pouvoir agir.

Saddam joue au chat et à la souris depuis le début. Il cherche à gagner du temps pour mieux, semble-t-il, préparer son armée et ne pas détruire ses bombes, car ne le prenez pas au sérieux, il trichera encore une fois. C’est du moins ce qu’a déclaré Tony Blair Premier ministre de la Grande-Bretagne.

Car Saddam n’est pas fou, loin de là. Dictateur, menteur, despote, cruel, hypocrite, dangereux, terroriste, tricheur, voleur, mais pas fou. Il défend ses intérêts. Au même titre que Bush ou Blair.

Et c’est évident qu’avec tous ses millions, il finance le terrorisme et place ses pions. Saddam joue au Stratego et jamais, au grand jamais, il quittera l’Irak pour faire plaisir à ses ennemis (c’est pourtant ce qu’il devrait faire). Si la guerre était la seule solution?

Franchement, mon voisin me vire à l’envers! Il est prof et reconnu pour être qualifié. Avec toutes ses savantes théories, il réussit à me faire hésiter entre mon bon vouloir et sa réalité. J’aime pas ça du tout! De nature, je suis une pacifique…

Allez lire l’entrevue de Saddam accordée à Dan Rather mercredi dernier sur les ondes de CBS. (en anglais), C’est ce qui a déclenché les discussions avec mon voisin. Entrevue de Saddam Hussein

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Michèle Sénécale
Journaliste depuis près de 50 ans, Michèle Sénécal a fait ses classes avec des grands du monde de l’édition de l’époque comme Yves Michaud, Jean-Charles Harvey, Edward Rémy, André Robert. Travaillante acharnée, elle a touché à tout dans le métier. Des affaires sociales au milieu du show-business, elle a toujours roulé sa bosse. Durant son parcours, elle a dirigé des publications chez Québecor, collaboré au Journal de Montréal et compte à son actif, quelque 250 histoires d’amour pour les magazines Québecor de l’époque. En semi retraite, elle rédige la chronique Showbiz dans Planète Québec depuis les débuts du magazine et, avec Yvonne Courage, elle a fondé Destination Soleil, un cyber magazine sur la Floride en novembre1999.