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11 000$ l’heure

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11 000$ l’heure
Il n’y a que dans la magnifique ville de Miami qu’un avocat, aussi star soit-il, puisse, en toute légalité, gagner 11 000$ US l’heure. Et pourtant, c’est la stricte vérité.

En avril un juge de Fort Lauderdale, Leroy Moe, a donné raison à l’avocat Willie Gary et oblige la compagnie de télécommunications Motorola Inc. à payer 22.9 M$ à l’avocat Gary et sa firme pour avoir représenté SPS Technologies Corp.

La cause était en appel depuis plusieurs mois déjà. Pour justifier sa décision, le juge a déclaré qu’il était temps qu’on mette un frein aux puissantes entreprises qui étouffent les citoyens.

Dans la cause qui l’opposait à la compagnie ses honoraires étaient de 93 M$, 3.1 M$ en frais généraux et 100 M$ en prime pour SPS. Ce qui revient à un salaire à 11 000$ l’heure.

En avril un juge de Fort Lauderdale, Leroy Moe, a donné raison à l’avocat Willie Gary et oblige la compagnie de télécommunications Motorola Inc. à payer 22.9 M$ à l’avocat Gary et sa firme pour avoir représenté SPS Technologies Corp.

Le rêve de tous les avocats, de tous les citoyens du monde. Les avocats de Miami gagnent, selon le Sun Suntinel, en moyenne entre 500 $ et 750 $ l’heure. On est loin du salaire minimum. Il n’y a que dans la magnifique ville de Miami qu’un avocat, aussi star soit-il, puisse, en toute légalité, gagner 11 000$ US l’heure. Et pourtant, c’est la stricte vérité.

Willie Gary ratisse large. A 59 ans il peut se vanter d’avoir défendu les plus grandes causes des dernières années. Il a déjà obtenu un verdict de 500 M$ pour un client qui poursuivait une franchise de salons funéraires canadienne, 240 M$ dans une cause l’opposant à la compagnie Walt Disney et un autre beau 139M$ lors d’une longue bataille juridique avec Anbeuser-Busch. Quand il joue, c’est pour gagner.

Et star, il l’est dans sa vie privée. Il joue dans la cour des grands avec les joujoux des grands. Un Boing 737 de 32 sièges baptisé Wings of Justice 11 bien à lui avec tout le personnel bien évidemment. Il possède des résidences avec domestiques en permanence aux quatre coins du monde, un luxueux yacht et autant de luxueuses voitures qu’on peut compter de jours dans une semaine. William Gary gagne beaucoup d’argent, fait travailler beaucoup de monde et ne se prive de rien. A la moindre remarque négative sur lui, il répondra avec un large sourire qu’il n’a rien volé. L’argent qu’il possède, il l’a gagné à la sueur de son front.

Mieux que quiconque, William Gary sait ce que c’est que d’être pauvre. Il est issu d’une famille très pauvre où ses dix frères et sœurs devaient constamment se battre pour manger. Il est le premier Noir à étudier à l’université de Indiantown pendant que sa famille travaillait en usine. Elève brillant, c’et grâce à une bourse d’études qu’il a pu faire son droit. Il est également le premier avocat noir à gagner autant d’argent avec sa profession et à êtrereconnu par tous les grands de ce monde, notamment par le Magazine Forbes. Gary figure parmi les 100 personnalités noires les plus influentes. Depuis, tous les magazines lui ont consacré des pages : The New York Times, The Chicago Tribune, The Boston Globe, Ebony, Jet, People, Black Enterprise, Fortune, The New Yorker and The National Law Journal, sans oublier les nombreuses émissions de télévision auxquelles il a participé.

Gary travaille dans 45 états. Il est membre du National Bar Association, the American Bar Association, American Trial Lawyers Association, Florida Academy of Trial Lawyers Association, Martin and St. Lucie County Bar Associations et le Million Dollar Verdict Club.

S’il gagne beaucoup d’argent, notre millionnaire est très généreux. En 1994, Avec sa femme Gloria, il a fondé la Gary Foundation. Tout l’argent amassé est utilisé pour des bourses d’études. Depuis des années, William Gary fait constamment campagne pour l’éducation, la clef du succès selon ses conférences. En 1995, il avait donné plus de 10 M$ à son alma mater, l’université de Shaw.

Ses fils sont désormais impliqués dans les entreprises familiales lesquelles vont bien au-delà des litiges légaux. La famille est impliquée dans la fondation, l’immobilier, une chaîne de télévision (Black Family Channel), divers médias et différentes causes à but non lucratif.

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Journaliste depuis près de 50 ans, Michèle Sénécal a fait ses classes avec des grands du monde de l’édition de l’époque comme Yves Michaud, Jean-Charles Harvey, Edward Rémy, André Robert. Travaillante acharnée, elle a touché à tout dans le métier. Des affaires sociales au milieu du show-business, elle a toujours roulé sa bosse. Durant son parcours, elle a dirigé des publications chez Québecor, collaboré au Journal de Montréal et compte à son actif, quelque 250 histoires d’amour pour les magazines Québecor de l’époque. En semi retraite, elle rédige la chronique Showbiz dans Planète Québec depuis les débuts du magazine et, avec Yvonne Courage, elle a fondé Destination Soleil, un cyber magazine sur la Floride en novembre1999.